OSMO X MARUSAN Café-Terrasse ★9.1

Café · Montréal · ⭐ 9.1/10 · 2608 avis · mis à jour : 2026-08-10 15:33:12

Adresse: 51 Rue Sherbrooke O, Montréal, QC H2X 1X2, Canada

On peut passer devant sans jamais le voir, et beaucoup de Montréalais l’ont fait pendant des années. L’entrée d’OSMO X MARUSAN Café-Terrasse est en retrait, à moitié cachée par un toit végétalisé, et il faut descendre une volée de marches pour comprendre où on est: une salle en béton légèrement en contrebas du niveau de la rue, inondée de lumière, remplie de plantes et de longues tables d’acier. C’est un café le jour, un comptoir japonais à l’heure du dîner, et un club social le soir venu. Le tout dans les dépendances d’une maison patrimoniale du XIXe siècle devenue incubateur de jeunes pousses.

Les atouts

  • Il vit dans la maison Notman. Le café est né comme projet de la fondation Osmo, celle-là même qui a sauvé la maison patrimoniale et en a fait ce qu’on appelle aujourd’hui le Campus Notman: sa mission d’origine était de faire se rencontrer les gens des jeunes entreprises qui passent entre ces murs.
  • Depuis le printemps 2021, c’est un tandem. Osmo s’est associé au Marusan, comptoir japonais fondé par Hideyuki Imaizumi, et la carte du midi est passée du sandwich de café au sando sur pain de mie.
  • Le café vient d’un microtorréfacteur montréalais, Escape Coffee Roaster; le thé, lui, transite par un importateur spécialisé, ce qui explique la tenue du matcha de grade cérémonial et du hojicha.
  • Une terrasse cachée à l’arrière, véritable oasis de verdure à l’abri du tumulte, invisible depuis la rue et régulièrement citée parmi les plus belles de la ville.
  • Des vinyles et une cabine de DJ au fond de la salle, avec des invités chaque semaine et un système d’écoute ouverte où n’importe qui peut proposer un set.
  • Le soir venu, en fin de semaine, ce n’est plus un café: vins nature, pét-nat, sakés d’importation privée, cocktails et menus éphémères prennent le relais.

Ce qu’il y a dans la tasse

Le programme liquide est celui d’un vrai café de spécialité, et il repose sur deux jambes plutôt qu’une. La première, c’est l’espresso: le grain vient d’Escape Coffee Roaster, un microtorréfacteur de Montréal, et la maison a l’habitude de faire tourner ses fournisseurs plutôt que de figer une seule signature. On est donc à l’exact opposé d’un bar italien classique: ici, ce qu’il y a dans le sac peut changer, et c’est voulu.

La deuxième jambe, c’est le thé, et c’est elle qui rend l’endroit particulier. Le matcha n’y est pas une concession pour les gens qui ne boivent pas de café: il est de grade cérémonial, acheté chez un importateur spécialisé, et servi avec le même sérieux qu’un espresso. Le hojicha, ce thé vert japonais torréfié à la saveur de noisette grillée, y a un vrai statut, et la maison s’amuse avec quelques préparations colorées qui font tourner les têtes autant que les téléphones. Pour une part importante de la clientèle, le thé est la raison de la visite, pas le repli.

Et il y a un troisième registre, qui n’existe pratiquement nulle part ailleurs dans un café: la carte des alcools. Vins nature et pét-nat d’importation privée, sakés — dont les fameux petits sakés servis en gobelet — et, en fin de semaine, une carte de cocktails qui fait des clins d’œil au café lui-même. C’est le même comptoir, le même mobilier d’acier, mais la salle bascule d’un univers à l’autre au fil de la journée.

Qui est derrière

Deux noms comptent ici. David Schmidt est l’un des restaurateurs les plus commentés de Montréal, à qui l’on doit plusieurs adresses qui ont marqué la dernière décennie, entre cocktails tiki, cuisine nikkei et hybrides de buvette et de boîte de nuit. Ce qui le distingue va au-delà des concepts: il travaille depuis des années à repenser le modèle économique de la restauration, avec pourboires partagés, meilleurs salaires, assurances et gestion plus humaine. Sa description de l’endroit est limpide — un grand club social — et il assume la filiation avec un café-bar montréalais aujourd’hui disparu où chacun pouvait s’exprimer librement.

Hideyuki Imaizumi est cofondateur du Marusan, un comptoir japonais spécialisé dans les bols en tout genre, né dans le Vieux-Montréal avant de s’installer au marché du centre-ville. Japonais d’origine, il vit à Montréal depuis plus de vingt ans et formule sa cuisine avec précision: il dit revisiter le Japon plutôt que de servir du traditionnel à cent pour cent. Les deux hommes sont des amis de longue date et avaient déjà travaillé ensemble; quand l’un a proposé à l’autre d’installer sa cuisine dans le café, l’affaire s’est conclue en peu de temps.

Le décor, lui, est signé par un atelier montréalais de mobilier d’acier qui a repensé le lieu en 2021 pour en faire un espace hybride: café, bar, boutique et salle d’événements dans la même pièce.

Pour quel scénario

C’est le point fort de l’adresse, et il est double. En semaine, le jour, c’est un des meilleurs cafés de travail du secteur, et pas par accident: le lieu a été conçu à l’intérieur d’un campus de jeunes entreprises, précisément pour que des gens s’y installent, réfléchissent et se parlent. Les longues tables communes en acier accueillent aussi bien un portable qu’une séance de remue-méninges à cinq. La clientèle observée sur place est majoritairement jeune — étudiants et jeunes travailleurs — et personne ne vous regarde de travers parce que vous êtes resté deux heures. On commande au comptoir et le personnel apporte tout à table, ce qui règle la question du «je garde ma place».

Pour parler, la terrasse arrière est l’argument massue: coupée de la circulation, entourée de verdure, c’est un des rares endroits du centre où on peut tenir une longue conversation sans hausser la voix. Pour venir seul, la salle fonctionne très bien, parce que la table commune rend la solitude confortable plutôt que voyante. Pour emporter, ça marche, mais c’est passer à côté de l’essentiel: tout ici est fait pour qu’on reste.

Un avertissement, en revanche: la fin de semaine au crépuscule, ce n’est plus un lieu de travail. Les portes ferment plus tard, un DJ s’installe, les verres remplacent les tasses. Si vous cherchez le calme, visez le jour; si vous cherchez la scène, visez le soir.

L’espace et l’ambiance

La salle tient d’un seul tenant et joue sur un contraste réussi: béton brut d’inspiration brutaliste d’un côté, plantes vertes et grande lumière de l’autre. Le mobilier, dessiné et fabriqué sur mesure par un atelier local, est en acier galvanisé — longues tables, luminaires — ce qui donne au lieu un caractère d’atelier plutôt que de salon. C’est minimaliste sans être froid, et l’aménagement pousse naturellement les gens à s’asseoir les uns à côté des autres.

Au fond, deux éléments changent complètement la nature de l’endroit: un espace où fouiller dans une sélection de vinyles et une cabine de DJ où se relaient des invités. Dehors, deux terrasses, dont celle de l’arrière, la plus précieuse: un jardin urbain protégé du bruit, dont l’existence surprend encore les gens qui travaillent à cinq minutes de là. L’ambiance générale est décontractée et sans prétention; le mot que tout le monde emploie pour la décrire, à commencer par les propriétaires, est «club social».

À côté du café

Ici, la nourriture n’est pas un accessoire posé sur le comptoir: c’est une cuisine à part entière, préparée sur place. Le cœur de la carte, ce sont les sandos, ces sandwichs japonais montés sur un pain de mie sans croûte d’une douceur déroutante, déclinés en quelques versions dont une à l’œuf et une au porc pané. À côté, un cari végane à la texture inhabituelle — les légumes et le tofu y sont réduits en purée avec la sauce, ce qui déroute au premier abord et convainc à la deuxième cuillère —, du poulet frit à la japonaise et les marinades du jour, qui changent au gré du marché. Le sucré suit la même grammaire, avec des pâtisseries qui croisent la France et le Japon.

À cela s’ajoutent des cuisines invitées: l’endroit héberge régulièrement des projets éphémères, du gril au charbon de bois à la pizza cuite au feu de bois sur la terrasse. Ces collaborations tournent et changent de saison en saison — c’est la nature même du lieu, et c’est aussi la raison pour laquelle il vaut mieux vérifier ce qui s’y passe avant de venir spécifiquement pour l’une d’elles.

Quand y aller

Le rythme est très marqué. En semaine, le matin et le début d’après-midi appartiennent aux gens qui travaillent, et c’est le meilleur moment pour une visite tranquille. Le milieu de journée voit arriver la clientèle du dîner, avec une pointe assez nette autour des sandos. La fin de semaine, l’ambiance devient plus sociale dès le milieu de la journée, et les vendredis et samedis la maison prolonge son service en soirée avec DJ, cocktails et menus invités. La terrasse arrière, elle, est saisonnière: elle est le principal argument de l’endroit entre le printemps et l’automne, et elle disparaît complètement du tableau en hiver.

Comment s’y rendre

On est exactement sur la ligne de bascule entre le centre-ville et le Plateau, dans le secteur Milton-Parc, au pied de la côte qui monte vers la montagne. La station de métro Saint-Laurent, sur la ligne verte, est la plus proche; les stations Sherbrooke, sur la ligne orange, et Place-des-Arts, sur la ligne verte, sont également à distance de marche. Le secteur est extrêmement bien desservi en autobus et très fréquenté à vélo. Le seul vrai piège est l’entrée: elle est discrète, en retrait, partiellement masquée par la végétation, et elle se trouve sur le côté du bâtiment plutôt que sur la grande artère. Cherchez les marches qui descendent.

Bon à savoir

Quelques points utiles. Le site web officiel de l’enseigne est essentiellement hors service: la communication passe par les réseaux sociaux, et c’est là qu’il faut regarder pour connaître les événements, les cuisines invitées et les soirées. La programmation change souvent, ce qui est une force et une contrainte à la fois. Le lieu sert de l’alcool en soirée, ce qui modifie l’ambiance et le public par rapport à la journée. La terrasse est saisonnière et très demandée dès qu’il fait beau. Enfin, une chose qu’on ne dit pas assez: malgré son emplacement en plein cœur de la ville, l’endroit reste étonnamment méconnu de gens qui passent devant tous les jours — ce qui, la plupart du temps, joue en votre faveur.

Questions et réponses

Est-ce un café ou un restaurant japonais?

Les deux, et un bar en prime. C’est un café de spécialité qui sert une cuisine japonaise courte le jour et se transforme en lieu de sortie certains soirs. Cette hybridité est le concept, pas un accident.

Peut-on y travailler avec un portable?

Oui, et c’est même une des adresses les plus naturelles du centre pour ça: longues tables communes, clientèle d’étudiants et de jeunes travailleurs, et un lieu né à l’intérieur d’un campus de jeunes entreprises. Évitez simplement les soirées de fin de semaine, où la salle change complètement de fonction.

D’où vient le café?

D’un microtorréfacteur montréalais, Escape Coffee Roaster, la maison ayant l’habitude de travailler avec plusieurs torréfacteurs plutôt qu’un seul. Le thé, lui, vient d’un importateur spécialisé.

La terrasse vaut-elle vraiment le détour?

Oui. Celle de l’arrière est un jardin protégé, invisible depuis la rue, et c’est ce qui distingue le plus l’adresse dans un secteur où les terrasses donnent presque toutes sur la circulation.

Y sert-on de l’alcool?

Oui, en soirée surtout: vins nature, pét-nat, sakés d’importation privée et cocktails en fin de semaine. Le jour, l’offre reste centrée sur le café, le thé et la cuisine.

Faut-il réserver?

Pour un café ou un dîner, non: on commande au comptoir et on s’installe. Pour les soirées à programmation particulière, il vaut mieux se renseigner à l’avance, car l’affluence dépend entièrement de ce qui est annoncé.

Est-ce accessible si on ne connaît rien à la cuisine japonaise?

Très. La carte est courte et lisible, les sandos sont une porte d’entrée idéale, et l’équipe explique volontiers. Le chef de la maison décrit d’ailleurs sa cuisine comme une relecture du Japon plutôt qu’une reconstitution.

Comment trouver l’entrée?

C’est le principal obstacle: la porte est en retrait, sur le côté du bâtiment, en partie dissimulée par un toit végétalisé, et il faut descendre quelques marches. Si vous longez la grande artère en cherchant une vitrine, vous passerez à côté.

Horaires

Jour Heures
lundi 08:00–18:00
mardi 08:00–18:00
mercredi 08:00–18:00
jeudi 08:00–18:00
vendredi 08:00–18:00
samedi 10:00–18:00
dimanche 10:00–18:00

Avis des visiteurs

  1. Rachel Shen

    Це кафе було прямо поруч з моїм місцем проживання в Монреалі, тому я мусив його спробувати. Я був приємно здивований – там така особлива атмосфера! Цілком очевидно, які страви найпопулярніші, зокрема сендвіч з яйцем, яки…

  2. Josée Roy

    Vibe vraiment cool! Vinyles à vendre, écoute sur place. Matcha de très bonne qualité. Super sandwiches bien garnis et goûteux. Très lumineux malgré le fait que c’est dans un demi sous-sol. Rapport qualité-prix excellent.…

  3. Sylvia Chang

    Класний простір та розслаблююча атмосфера (дуже сподобалася музика, яку вони грали)! Смачні сандос! Привітний персонал! Прийшли в неділю вдень з двома друзями, без проблем знайшли столик. Чудовий перший досвід і хотіли б…

  4. Jenna Kaplan

    Атмосфера тут бездоганна, і мені дуже сподобалися напої + сандо! Таке миле місце для роботи (хоча багато місць призначені лише для спілкування), і вранці було дуже спокійно. О 11-й, коли починається обіднє меню, тут стає…

  5. Hannah Amaral

    Osmo – це безперечно особливе місце в Монреалі, яке варто спробувати хоча б раз. Я ніколи раніше не бачив кав'ярні з такою японською їжею, тому сама концепція зробила це приємним досвідом.

    Мені дуже сподобався сендвіч з…

Dernière mise à jour des avis : 2026-08-10 15:33:12

Les données sont mises à jour chaque mois. Sources : montrealanka.com et sélection éditoriale basée sur les avis.

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